Une réaction des lecteurs de la Voix du Nord à la hauteur du scandale

Voix du Nord du 11 Juillet 2014, Rubrique « C’est vous qui le dites » Page 8

11/07/2014
Étonnant Marc-Philippe Daubresse: mis en cause par «Le Canard enchaîné» de ce mercredi sur l’utilisation de sa 407 et de ses frais de bouche qualifiés de «chiraquiens», le député-maire de Lambersart se défend d’un non moins chiraquien «Pschitt»! Les arguments ne convainquent pas les lecteurs.
«La honte»
De P. L.- «Les indemnités perçues devraient suffire pour payer ces frais et ne devraient pas être supportées par un parti ou mouvement quel qu’il soit… Mais plus on en a, plus en il en faut, parlementaire, maire, élu communautaire et d’autres fonctions bien indemnisées c’est ce genre d’attitude qui décrédibilise toute la classe politique – un grand coup de balai s’impose…»
De F. S.- «C’est sûr que 77 millions d’euros de dettes en deux ans, c’est beaucoup moins que l’ardoise de 500 milliards d’euros qu’a laissé Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012! Le pire étant que les mêmes prétendent savoir gérer mieux que le pouvoir actuel qui a du mal à boucher les trous qu’ils ont laissés.»
De C. L.- «Si les Lambersartois avaient écouté et lu les tracts durant la campagne! Cela avait été dit. Et après, qui doit payer les dettes, les nouveaux pauvres. La honte a tous ceux qui veulent trop gros.»
D’E. N.- «Les propos de M.Daubresse et des autres responsables de l’UMP témoignent d’une totale déconnexion des élus avec la réalité. Politiques professionnels, ils estiment que tous leurs frais doivent être intégralement pris en charge. Or dans n’importe quelle entreprise privée, une voiture de fonction implique des contreparties fiscales pour le bénéficiaire, les forfaits de téléphone sont limités dans leur utilisation et tous les repas ne peuvent être pris en charge.

Intervention concernant l’application de la réforme des rythmes scolaires lors du Conseil Municipal du 23 Juin dernier

FredericDehaeze

Tarification des activités périscolaires

Ma question s’adresse donc à Madame Jilcot, qui est en charge de ce dossier
:

En dehors du fait que l’on soit une des dernières villes du SIVOM a ne pas
être définitivement organisée pour la rentrée sur ce sujet, certaines
fonctionnant depuis 1 an.

En dehors du fait que les parents et les associations sont toujours dans le
flou le plus total sur l’organisation définitive et le contenu des NAP à 70
jours de la rentrée.

En dehors du fait que nous avons l’impression que vous avez oublié les
problématiques des familles recomposées, sujettes à des gardes alternées
avec des parents n’ayant ni les mêmes moyens ni les mêmes disponibilités
d’une semaine sur l’autre.

Nous regrettons la création de ce nouvel impôt qui taxera les familles de
Lambersart, dont certaines, fragiles, n’ont vraiment pas besoin de cela.

En effet, l’organisation que vous avez choisi va imposer aux familles qui
travaillent, qui n’ont pas forcément beaucoup de moyens et qui ne peuvent
venir chercher les enfants de payer des NAP.

Toutes ces familles vont voir leur pouvoir d’achat attaqué par la ville au
mois de Septembre.

Nous sommes donc très peinés de cette approche économique de la
problématique.

Comment on fait les communes voisines pour appliquer la même réforme, avec
les mêmes contraintes, sans faire payer un seul centime aux familles ?

Nous sommes contre la création de ce nouvel impôt déguisé et Nous souhaitons
que d’autres économies soient trouvées, afin que les 100 000€ de coût que
vous avez annoncé, ne soient pas une charge supplémentaire pour les familles
Lambersartoises, ce que nous aurions fait si nous étions en charge.

(Retrouvez pour compléter cet article, le texte de Marie Françoise Delesalle publié dans le journal municipal et sur notre page)

Les questions de Bernard Coffyn lors du Conseil Municipal du 23 Juin dernier

BernardCoffyn

Bernard Coffyn, après avoir contesté la retranscription du dernier Conseil Municipal, car certains propos prononcés par le Maire notamment, n’y figuraient pas, a émis les remarques suivantes sur les demandes d’autorisation de dépenses, qui ont été votées par la majorité :

1) Cartouche 49 du 14/04/2014

Contrat passé avec SHERPHA Productions pour les prestations de Lili ROAD et Chimène BADI pour le 14 juillet 2014 dont le montant s’élève à 29012,50€./

Cette somme nous paraît abusive compte tenu du contexte difficile que nous traversons actuellement.

2) Cartouche 66 du 06/06/2014

Il s’agit du contrat passé avec l’association Entorse pour l’exposition « Contre Plongée » et un spectacle d’une heure.

Là encore, nous trouvons que la somme de 21350€ pour une exposition et un spectacle nous semble excessive compte tenu du contexte actuel.

IL AURAIT FALLU DU COURAGE ! Texte de Marie Françoise Delesalle paru dans le journal municipal

MarieFrancoiseDelesalle

Nous le savons bien : il faut du courage pour réussir à mettre au centre l’intérêt de l’enfant et non l’intérêt économique ou l’intérêt des adultes lorsque l’on aborde les questions des rythmes scolaires, de la pédagogie ou de l’éducation en général. Prendre le parti de libérer le vendredi après-midi : c’était bien le choix le moins onéreux pour la commune, puisqu’il permet un redéploiement de l’activité des animateurs ainsi qu’une fuite des effectifs scolaires.
Il aurait fallu du courage pour choisir l’exigence, attitude nécessaire à l’épanouissement de l’élève, en refusant d’installer un week-end démesurément long (deux jours et demi).
Il aurait fallu du courage pour respecter l’avis des parents, devenus perplexes et inquiets face à la nouvelle organisation occasionnée par ce choix qui peut les contraindre à demander des R.T.T. supplémentaires pour les après-midis du mercredi ou du vendredi. Le budget de chaque famille sera aussi sollicité par des frais de garde et des activités périscolaires supplémentaires. D’autant que les tarifications de ces diverses dépenses sont revues à la hausse pour la rentrée prochaine !
Monsieur le Maire, ce courage, l’avez-vous eu ? Qu’avez-vous fait ? Vous donnez l’impression que seule votre décision s’est imposée, malgré tous les simulacres de concertation.
Oui, il y a quelque chose d’affligeant dans le monde de la politique, et aussi dans la gouvernance de votre commune. La continuité, nous l’avons, mais les Lambersartois n’attendaient pas l’application de cette réforme. Le changement, ils l’attendent. Ils attendaient de vous l’audace qui, jointe à votre compétence, aurait permis un mieux-vivre et un mieux-être des élèves…car qui dit enfants heureux dit parents heureux, familles heureuses. Or, seul l’argent a joué un rôle central dans la décision de la Ville.