CONSEIL MUNICIPAL DU 13 juillet 2016

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Le journal du jour à partir de 0,49

 

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Entre l’opposition du groupe Lambersart le Cœur en Plus menée par Yvon Cousin et la majorité de Marc-Philippe Daubresse, les relations sont très tendues. Nouvelles illustrations lors du conseil de veille du 14 juillet.
Le feu d’artifice était prévu pour 22 h 30 mercredi soir, mais c’est dans la salle du hall de l’accueil en mairie que les premières fusées ont éclaté. Yvon Cousin avait lancé les premières salves dès l’ouverture de la séance en critiquant la tenue du conseil le 13 juillet, 15 jours après le 31 juin, date compatible selon lui avec la fréquence trimestrielle légale. Cette veille de 14 juillet ayant au contraire l’avantage pour le maire de s’assurer de la présence de la totalité des élus pour aborder une séance de conseil «  complètement dans les règles  ».

Et pourtant c’est bien une question de règlement qui a mis le feu aux poudres entre la majorité et l’opposition. Christophe Caudron a présenté une délibération ayant pour but de modifier le règlement intérieur du conseil. À savoir un temps de parole limité à cinq minutes, une question orale par conseiller, etc. Selon la majorité, cette formule qui s’appuie sur la loi NOTRe est destinée à maîtriser la durée des séances du conseil et leur bon déroulement.

Mais sur les bancs de l’opposition, Yvon Cousin n’a pas chaussé les mêmes lunettes que le 1er adjoint au maire. Dans ce nouveau règlement, le leader de Lambersart le Cœur en Plus ne voit que «  roublardise  », «  idée fixe de bâillonner l’opposition  », «  arrangements avec la loi  », et «  un pas de plus dans l’autocratie  ». L’ancien bras droit de Marc-Philippe Daubresse menaçant même d’en appeler au préfet et à la presse…

Christophe Caudron a moyennement apprécié ces propos. «  Voilà pourquoi, il convient de réduire le temps de parole quand je vois cette intervention pitoyable  ». Et d’ajouter que ce règlement était le même que celui qui avait été adopté à la MEL. Que d’ailleurs Yvon Cousin en tant que conseiller communautaire l’avait voté. «  Nous ne sommes pas à la MEL, a fait observer Yvon Cousin, mais à Lambersart. »

La petite phrase qui fâche

«  Il y a trois changements dans ce règlement  », a expliqué Marc-Philippe Daubresse. «  Trois jours francs au lieu de deux pour répondre à vos questions, une question par conseiller et un temps de parole plafonné à 5 minutes  ». Le maire ajoutant «  qu’il n’avait jamais coupé la parole à personne  ». Mais glissant suavement qu’il n’était pas responsable de la perte d’un conseiller par l’opposition passée de 8 à 7 conseillers (une élue est passée en 2015 à la majorité). Les coups de glaive se sont ensuite concentrés sur une petite phrase où selon les lectures on pouvait comprendre (ou pas) que le maire décidait du destin des questions orales.

«  Le maire décide des suites à donner à une question orale. Cela veut dire que vous pouvez ne pas répondre  », a insisté Yvon Cousin. «  Ce n’est qu’une histoire de ponctuation  », a-t-on entendu dans la salle. «  Faites-moi un amendement et je le prends  », a tranché le maire. Finalement, la phrase qui fâchait a été retirée et chacun a réenfourné ses armes.