PAS DE VOYAGE A VENISE POUR ELLE et FIN DE NON RECEVOIR A LA MEL, POUR LUI !

Publié le 23 décembre 2017 par lambersart-yvon cousin

         Une fois encore c’est Daily Nord qui annonce quelques nouvelles croustillantes . Je regrette de ne pouvoir vous communiquer la totalité de l’article ( respect du droit d’auteur de Marc Prévost)…mais je vous invite à vos reporter à l’original ! (5€/mois)

Voilà qui pourrait bien devenir un feuilleton à rebondissements. . Hier, les élus du comité syndical du SIVOM ont prudemment refusé de voter un mandat spécial de prise en charge de frais de mission, donc de remboursement “pour autoriser le déplacement de la vice-présidente en charge de cette délégation (Brigitte Astruc-Daubresse NDLR), sur la ville de Venise du 1er au 6 février afin de proposer des animations à l’occasion de Deûle et Lys en Fête 2018“.

Le sénateur Les Républicains Marc-Philippe Daubresse est le grand manitou (du SIVOM) depuis une trentaine d’années …il a agrandi méthodiquement le cercle pour se constituer un réservoir d’influence et compenser ses deux défaites à la présidence de la CUDL, ancêtre de la MEL (en 1995 et en 2008).

Ironiquement baptisé “Daubresseland” dans les couloirs de la Métropole européenne de Lille, le SIVOM Alliance Nord-Ouest fonctionne comme un club d’élus de droite et divers droite au rythme d’un entre-soi éloigné du suffrage universel puisque la cooptation est la règle….

Situé sur un flanc de la métropole lilloise, ses prérogatives sont-elles encore justifiées à l’heure où la métropole approfondit les siennes ?… Le maire de La Madeleine, Sébastien LEPRÊTRE et , avec lui d’autres élus, remettent régulièrement en cause l’utilité d’un tel doublon (personnes âgées, loisirs, emploi, urbanisme,…). Sa commune va dissoudre un organisme similaire qui l’associait à Lille.. « Je crains que le SIVOM devienne un camp retranché du sarkozysme », avait dit alors Olivier HENNO, maire centriste de Saint-André en 2011……

L’ancien maire de Lambersart fait le forcing pour trouver un point de chute à son épouse à la MEL… on chuchote qu’elle pourrait s’occuper d’urbanisme, soit la délégation qui était celle du vice-président DAUBRESSE, frappé par le cumul mais, affaibli politiquement, siège sur les bancs des non-inscrits (ils sont 4) puisqu’aucun groupe ne lui a ouvert ses portes. De quoi chercher à se rendre incontournable autrement.

Des manœuvres de coulisses qui font sourciller dans le landerneau et certains – dont Eric DARQUES, le Père Fouettard de la classe politique, tirent la sonnette d’alarme. Pour l’instant, les pouvoirs publics observent une neutralité bienveillante devant ce discret déploiement d’énergies. Le statut d’ancien ministre peut expliquer une certaine inertie. Mais Daubresseland est sur la sellette.

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes ville de Lambersart

Le 18 décembre lors du Conseil Municipal, le rapport relatif au contrôle de la ville de Lambersart par la Chambre Régionale des comptes a fait l’objet d’un débat.

Vous trouverez ci-dessous le lien pour consulter ce rapport ainsi que  les propos tenus lors de ce débat par les élus de Lambersart le Cœur en Plus.

Lien du téléchargement : https://we.tl/0IQN9tdF4O

Propos tenus

Analyse du Rapport de la Chambre Régionale des Comptes de la Ville de Lambersart pour la période de 2011 à 2016

Yvon COUSIN

Madame le Maire, manifestement nous n’avons pas lu le même rapport !

Il est bon qu’un regard extérieur apprécie le plus objectivement possible la manière dont sont utilisés les deniers publics. Par ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes traitant des six dernières années, la population peut donc juger- en dehors des satisfecit et de la propagande habituelle, des réussites, des insuffisances, des erreurs et des échecs de la gestion financière communale. Les élus eux-mêmes, y compris ceux qui ne sont pas dans le saint des saints, peuvent aussi en tirer profit.

Certes, toute la vie municipale ne fait pas l’objet de l’étude : les relations avec les administrés, l’action sociale dans son ensemble, les politiques éducatives, sportives et économiques, l’entretien du patrimoine et même certaines dépenses somptuaires que nous avions signalées, ne sont pas évaluées.

La Chambre s’est arrêtée à une étude comptable et financière ; au fonctionnement d’associations, aux contrats publics et à la gestion des ressources humaines. Elle a aussi examiné deux opérations immobilières et constaté les effets et les projets de mutualisation.

Si certains points de gouvernance ont pu être jugés positifs, la Chambre a bien exprimé en termes subtils les dysfonctionnements, voire des irrégularités pouvant aller jusqu’au risque juridique. Ce que l’opposition dénonce depuis plusieurs années. Cela donne du crédit aux élus de « Lambersart, le Cœur en Plus ! » et casse le jugement d’incompétence que se plaisaient à colporter le maire et une partie des élus de la majorité.

Qui disait par exemple que la gestion de certaines associations était blâmable ?

Qui affirmait que le taux de taxe d’habitation était et reste nettement supérieur au taux national ?

Quand on dénonçait certains abus on nous accusait de désinformer et même de tenir des propos de caniveau.

Aujourd’hui, par ce rapport, et comme va le montrer Bernard COFFYN, nous pouvons constater que la conduite des affaires communales a eu bien des faiblesses, même si toutes ne vous sont pas directement imputables.

Peut-on envisager l’avenir sereinement ?

Olivier FAUCHILLE justifiera l’analyse de la Chambre Régionale des Comptes.

Je conclurai au nom de notre groupe.

Bernard COFFYN

Madame le Maire, Monsieur DAUBRESSE,

Nous voilà à l’heure du bilan réalisé par la Chambre Régionale des Comptes de votre gestion de notre ville pour la période 2011 à 2016.

Etant précisé que ce bilan ne couvre qu’une partie des aspects de la gestion de la ville, comme vient de le souligner Yvon COUSIN

Durant cette période, Mme KRIEGER, vous étiez adjointe, responsable des finances de de ce dernier mandat 2014 à 2016 et avant vous M. CAUDRON pour la période 2011 à 2013, tous deux sous la responsabilité de Monsieur DAUBRESSE, Maire en exercice. Ce rapport est avant tout le sien.

Alors que nous dit la Chambre Régionale des Comptes dans ce rapport détaillé de plus de 50 pages que nous qualifierons de tout en nuance en termes choisis ?

On constate 3 grandes catégories de remarques :

  • Une situation financière de la ville dégradée, présentant des anomalies pour l’instant non justifiées.
  • Une gestion administrative perfectible présentant des relations entre la ville et certaines associations non conformes à la loi, qu’il faut revoir, éclaircir immédiatement et qui laisse planer un risque juridique. Mais aussi, un manque de prospective quant à la gestion des ressources humaines sans oublier quelques améliorations à apportées à la commande publique.

Une liste qui ne manque pas de piment pour un Député Maire qui, dans son dernier journal municipal, se glorifiait dans une rétrospective de près de 30 ans à la tête de la ville.

Malgré cette grande expérience, il y aurait, si on en croit la Chambre Régionale des Comptes, encore pas mal de progrès à faire !

  • Un avenir sombre laissant très peu de marge de manœuvre pour les 4 exercices qui suivent avec un risque plus particulier en 2019 qualifié par la Chambre Régionale des Comptes : « d’effet de ciseaux« .

 1) Situation financière dégradée

D’entrée dans cette synthèse, la Chambre Régionale des comptes démarre fort (P1) !

En effet, dans sa 1ère remarque, la Chambre met en exergue la non mobilisation immédiate des emprunts relatifs à l’ANRU pour des raisons qu’elle lie à du retard dans l’agenda des travaux.

A l’époque, nous avions constaté et dénoncé qu’effectivement le dernier emprunt souscrit par la ville en avril 2012 d’un montant d’environ 4,3 M€ n’avait été mobilisé qu’en avril 2014, soit 2 ans après sa souscription (P3), contrairement à ce que vous prétendiez encore récemment dans votre tribune du « Lambersart Infos » n°6 du 04 février 2017.

D’ailleurs, lors du vote du Compte Administratif 2014, par le Conseil Municipal dans son Annexe IV A2.2, nous avions été surpris de constater que le bilan des emprunts et des dettes était présenté, non pas comme à l’accoutumée, au 31 décembre 2014 mais au 01 janvier 2014 masquant ainsi la mobilisation de l’emprunt en 2014 (P3).

Laissez-nous croire que votre motivation à retarder cette mobilisation n’était pas uniquement due à un retard dans les travaux …Nous laisserons à d’autres la possibilité de supposer que ce jeu d’écriture avait peut-être pour objectif de masquer l’évolution négative de la dette en cette période électorale.

En effet, alors qu’en janvier 2014, en pleine campagne électorale, vous présentiez aux Lambersartois un niveau de dette de 479€/habitant, niveau de décembre 2012 et non pas celui de fin 2013 de 557€/habitant. Et, comme par le plus grand des hasards, immédiatement après la campagne électorale des municipales en avril 2014, vous mobilisiez le reliquat de cet emprunt de 4,3 M€, faisant monter la dette par habitant à la fin de l’année 2014 à 592€/habitant (P4).

Une personne voulant utiliser des artifices pour minimiser la dette de la ville au regard des électeurs ne s’y serait pas prise autrement.

A ce sujet aujourd’hui, la Chambre Régionale des Comptes, vous rappelle que les emprunts doivent être mobilisés au fur et à mesure car cette non mobilisation a couté aux Lambersartois une somme qu’elle évalue à 180.000€ environ entre 2011 et 2015 soit un peu plus d’un point de fiscalité.

Elle constate également que la capacité de désendettement de la ville s’est détériorée et avoisine dangereusement le seuil d’alerte des 10 ans. En effet, située en 2011 à 5,9 ans, elle est passée en 6 ans, en décembre 2016 à 9,1 ans.

Même si le montant de la dette par habitant reste en dessous de la strate, environ la moitié, la capacité d’autofinancement de Lambersart quant à elle reste faible, en dessous de la moyenne de la strate.

Ce qui peut se résumer tout simplement en disant que l’endettement de la ville de Lambersart avoisine la moitié de l’endettement des villes de la strate, c’est plutôt bien, mais en revanche que la capacité à rembourser la dette de Lambersart ne représente que la moitié de la moyenne de celles des villes de la strate, ce qui rétablit bien les choses et relativise.

La Chambre Régionale des Comptes constate des écarts importants dans les bilans d’inventaire du patrimoine entre celui réalisé par la ville et celui réalisé par le comptable public. (3,8 M€ en août 2016 et 52,7 M€ inventaire du 31/12/2015) une bricole à 52,7M€. Elle rappelle que ces documents comptables doivent être concordants et elle demande au maire de justifier ces écarts afin d’améliorer la situation et renforcer la sincérité du budget, chose que vous n’avez toujours pas réussit à faire à ce jour.

En son temps, nous vous avions fait part de nos doutes quant à la sincérité du budget (P5) et vous nous aviez éconduit parfois avec mépris et dédain. Mais aujourd’hui, nous constatons que la Chambre Régionale des Comptes s’interroge comme nous car elle dit :

« En conclusion sous réserve de quelques points ci-dessus présentés, les comptes de la commune de Lambersart apparaissent globalement sincères et fiables. Des améliorations doivent intervenir en matière de gestion de l’inventaire, indispensable pour fiabiliser le suivi du patrimoine de la ville ainsi qu’en matière d’exécution budgétaire, notamment en investissement pour renforcer la sincérité du budget« .

(Commentaires rajoutés : On constate ici toute l’ambiguïté du langage ! Comment les comptes peuvent-ils être globalement sincères et fiables mais nécessitent des améliorations indispensables ?)

Mais, vous lui répondrez sans doute de la même manière ?

Quid de ces écarts ?

Pour un Maire dont l’expérience avoisine les 30 ans, cela nous interpelle.

Comment comptez-vous expliquer qu’en février 2017, dans votre tribune du « Lambersart infos » n° 6, vous annonciez tout de go à 14.000 foyers lambersartois que la valeur du patrimoine de Lambersart avait augmentée en 7 ans de 39% alors qu’aujourd’hui, la Chambre constate que vous êtes dans l’incapacité totale d’établir un inventaire correct de ce patrimoine en concordance avec le comptable public (P6) ??

Une fois de plus, il s’agissait donc, d’un enfumage de l’opinion.

  • 2) Gestion Administrative

Là encore la Chambre Régionale des Comptes indique pudiquement que la gestion administrative de la ville est Perfectible, autrement dit c’est loin d’être parfait !

En effet, les relations de la ville avec certaines associations ou établissement public administratif communal sont opaques, la confusion règne et présente un risque juridique, nous reprenons là les termes utilisés par la Chambre Régionale des Comptes

  • Convention mise à disposition de matériels et de locaux obsolète en 2016 et seulement renouvelée aujourd’hui suite aux remarques,
  • Conventions de mise à disposition des personnels municipaux floues et non conformes à la législation, ou absentes,
  • Conventions relationnelles opaques, sans description contractuelles de la ville et de l’association, sans objectif et sans indicateur de contrôle défini, pourtant déjà pointé par la Chambre Régionale des Comptes dans son rapport en 2009 et sans condition d’utilisation des subventions,
  • Marché pour un établissement public, en l’occurrence le CCAS, intégré dans les propres marchés de la ville et traité par celle-ci dans l’irrespect de la législation,
  • Employés municipaux travaillant pour l’établissement à plein temps mais en revanche payés uniquement par la ville : « quid de la subvention ? « 
  • Le CCAS encore, organisme indépendant mais placé dans l’organigramme des services de la ville et sous l’autorité directe d’un Directeur Général Adjoint,
  • Attribution de subventions par avenants ne permettant pas une vue globale de la situation et présentant des augmentations pas toujours justifiées.

A la lecture de ce rapport, on observe également que la Chambre traite une association pour laquelle la ville verse chaque année de grosses subventions plus particulièrement : « Lambersart Animation »

Elle constate que :

  • Des élus appartenant au Conseil d’A1dministration de l’Association participent au débat des subventions lors des Conseils municipaux dans l’illégalité totale en la matière,
  • Que dans la convention, la mise à disposition des personnels est floue, elle ne précise ni les conditions d’emploi, ni les modalités de contrôle, ni d’évaluation des activités. La Chambre Régionale des comptes constate d’ailleurs que les agents mis à disposition ne font pas de mission d’animation comme le laisserait entendre le titre de l’association mais de la gestion.
  • Que de 2015 à 2017, le personnel de l’Association était constitué en totalité d’agents municipaux temps pleins payés par la ville sans tenir compte des conditions de mise à disposition pourtant prévue dans la convention passée avec la ville prévoyant un temps limité d’activités par agent.
  • Que le financement de l’Association provient à 71% des subventions municipales ce qui pourrait, compte tenu des remarques précédentes, être remis en cause et requalifié en marché de prestations de services, ouvrant ainsi à la concurrence et avoir pour conséquence l’obligation du paiement de la TVA.

La chambre invite le maire à clarifier ses relations avec l’Association « Lambersart Animation ».

Ce soir, pour y répondre, vous avez soumis au vote du Conseil une nouvelle convention plus détaillée qui entrera en vigueur ce jour mais sa durée effective de vie ne serait que de 6 mois. En effet, lors de la conférence des Présidents, vous nous avez annoncé votre volonté de dissoudre l’Association « Lambersart » Animation » avant la fin du 1er semestre de 2018.

Si aujourd’hui, vous décidez de mettre fin à cette association pourquoi ne l’avez-vous donc pas fait plus tôt ? Hier ou avant-hier ?

Êtes-vous conscients du risque juridique que vous avez fait prendre à notre ville et par voie de conséquence aux Lambersartois ?

Quel pouvait être l’intérêt réel de cette structure ?

Quand on rapproche les observations relatives au risque juridique, exprimées par la Chambre Régionale des Comptes, aux propos tenus la semaine dernière par un organisme de presse local, Daily Nord (P7), au sujet d’un livre qui vient de paraître dans lequel il est fait mention d’une perquisition au cours de l’été menée par le juge GENTIL dans le bureau même du Maire, on peut s’interroger sur la nature réelle de ce risque juridique et les conséquences à venir.

3) Un avenir sombre laissant très peu de marge de manœuvre

Nous constatons que l’essentiel des propositions ou remarques de notre groupe, souvent brocardées en Conseil Municipal, se retrouvent dans le rapport de la Chambre Régionale des Comptes dont le résultat n’est pas bon pour notre commune.

Cette gestion administrative « perfectible » pour reprendre un des termes feutrés utilisés par la Chambre Régionale des Comptes, serait peut-être acceptable pour un tout nouveau maire apprenant les contingences de la gestion d’une ville de la taille de Lambersart, 12ème ville du département du nord par le nombre d’habitants, 281ème ville de France sur 35 000 … mais certainement pas pour un maire ayant plus de 25 ans d’expérience.

Amateurisme, négligence ou bien opacité ?

Dans tous les cas, le résultat est bien le même. La commune se trouve dans une quasi impasse financière. Aujourd’hui Lambersart, sous le masque d’une gestion dynamique du patrimoine, est en fait condamnée à vendre une partie de ses bijoux de famille (son patrimoine immobilier) pour tenter d’équilibrer son budget à court terme tout en mettant parallèlement en œuvre un nouveau plan de réduction de ses charges de fonctionnement.

Nous déplorons le manque d’anticipation en particulier sur l’accueil des entreprises à Lambersart. Si nous avions pris le « virage des entreprises » un peu plus tôt, nous aurions aujourd’hui des ressources fiscales plus élevées. Bien sûr il peut paraître facile de faire cette remarque aujourd’hui, mais gouverner n’est-il pas prévoir, comme disait Emile de Girardin ?

Nous aurions aimé que la ville bénéficie de la même qualité de stratégie que celle de la carrière politique de son maire honoraire.

Nous pensons également qu’une plus grande transparence dans la gestion de la ville, auprès de ses habitants, n’aurait probablement pas conduit aux mêmes résultats, lors des élections municipales de 2014.

Pour l’avenir :  

A court terme, il y aura bien sûr l’application des recommandations de la Chambre Régionale des Comptes, notamment concernant la gestion des ressources humaines qui représente plus de 60 % des charges de la ville.

– Il faudra aussi rapidement mesurer les économies réellement attendues par les projets de mutualisation en cours.

– Il restera aussi à résoudre la question du logement social pour laquelle la commune doit prendre ses responsabilités car en 2017, la ville aura à payer plus de 160.000€ d’amende et elle restera sous la menace de la payer chaque année à venir. Ces 160.000€ correspondent à 1 point de fiscalité. (Délibération CM du 30/06/2017 amende de 162.549,93€) (P8).

Plus globalement, nous appelons de nos vœux le débat sur l’immobilier en conseil municipal qui bien que prévu en octobre n’a toujours pas eu lieu aujourd’hui (P9).

– Pour les années 2018 à 2022, c’est à dire jusqu’au début du prochain mandat municipal de 6 ans, … les conclusions du rapport de la Chambre Régionale des Comptes sont sans appel, je les cite : « Même si la commune réussit à stabiliser ses charges, la hausse peu dynamique de ses produits de gestion peut conduire à ce qu’elle ne dégage pas assez d’autofinancement pour financer sa dette et ses investissements. L’évolution de ses charges étant plus rapide que celle de ses produits, la collectivité pourrait connaître un effet de ciseaux au cours des quatre prochains exercices, ce qui conduirait à réduire de facto sa capacité d’autofinancement. Elle devra donc intensifier ses efforts de gestion si elle souhaite maintenir sa capacité à investir« 

Ce sont les termes exacts utilisés par la Chambre Régionale des Comptes pour qualifier l’avenir de Lambersart.

Tout d’abord, êtes-vous d’accord, Madame le Maire, avec ce constat officiel d’une situation dont vous héritez ?

Et deuxièmement, que comptez-vous faire, maintenant que vous êtes aux commandes de la commune ?

Je laisse à Yvon COUSIN, ancien enseignant, le soin d’attribuer la note que nous inspire la lecture et l’analyse du rapport de la CRC …

Merci Olivier d’entretenir ainsi ma gloire passée !

Je reprends donc mon stylo à encre rouge et à l’élève DAUBRESSE, au nom du groupe « Lambersart Le Cœur en Plus », j’attribue la note 9/20

 

CE QU’A DIT YVON COUSIN AUU CONSEIL MUNICIPAL (2/12/2017)

Au nom des élus d’opposition, voici ce qu’a déclaré Yvon COUSIN  au conseil municipal du 2/12/2017

En interdisant désormais le cumul des mandats de maire et de membre des exécutifs locaux, la loi nous permet de nous réunir ce matin pour élire un nouveau maire et, pour moi , de présider une fois encore pendant un court instant le conseil municipal. A mon tour je remercie pour leur présence à un moment important de notre vie locale : M. le Secrétaire général de la préfecture, mesdames et messieurs les élus, parlementaires ou maires, Me Violaine von Basevits, M le maire de Southborough …. et je vous salue tout particulièrement mes chers (es) concitoyens….

J’ai renoncé à vous dresser le bilan de ce que l’on pourra demain appeler « les années Daubresse ». Je n’aurais pas été à la hauteur du panégyrique que vous avez pu lire dans le dernier numéro du magazine municipal , panégyrique dans le droit fil des pages d’auto-glorification habituelles.

Certes ces 30 dernières années marqueront une époque.
D’une part , la majorité parle de métamorphose de la ville au travers d’équipements surtout ,et de mutation accompagnant les seniors, la petite enfance,le péri-scolaire, la démocratie participative, le tourisme, la vie associative.., le tout, affirme-t-elle, dans le cadre d’une gestion saine et parcimonieuse .Avec un clin d’oeil je dirais même que l’on peut se demander ce que l’on peut encore faire  quand tout a été si bien fait !

De son côté, l’opposition critique entre autres,l’absence de concertation pour des projets importants tels les Mucheaux ou Canteleu. Elle dénonce des tricheries, des copinages , des opérations immobilières contestables,des défaillances ou des anomalies qu’il serait indécent de lister ici.Avec l’autre œil,je dirais qu’il faut une oreille bien faite pour entendre , de ce côté,le plus petit susurrement d’éloge !
Chacun est-il dans son rôle ? Oui et Non.
Pour la majorité et le maire sortant, les jugements dithyrambiques se justifient . Pour l’opposition, la contestation est un droit qui ne peut plaire : Comme l’écrivait déjà au XVI siècle Erasme « les princes n’aiment pas qu’on leur dise la vérité.. Ils préfèrent ceux qui leur disent des choses agréables plutôt que des choses vraies »

C’est ainsi que majorité et opposition municipales n’ont pas été capables ces dernières années d’unir leurs compétences et leurs qualités pour vivre une vraie démocratie. Peut être auraient elles dû s’inspirer de la sagesse de la Grèce antique où les politiques étaient reconnus comme des sages. Mais ,aujourd’hui sagesse et politique, ici comme ailleurs, sont souvent incompatibles. Nous ne sommes pas des sages.
Soyons donc plus modestes et tentons de faire vivre au mieux la démocratie locale en nous inspirant de Clément Attlee , 1er ministre ,travailliste, ancien collaborateur de Winston Churchill,conservateur, avec qui il s’entendait très bien . Il caractérisait ainsi la démocratie : »la démocratie n’est pas simplement la loi de la majorité ; c’est la loi de la majorité respectant comme il convient le droit des minorités ». Puis je vous avouer que j’apprécie beaucoup plus cette phrase depuis que je suis dans l’opposition ?

Je reprends donc l’appel que l’opposition lançait aux élus de la majorité dans le dernier numéro de Lambersart-Infos. Je cite : « le moment n’est il pas venu d’un nouveau départ et pour certains d’une réconciliation, autour d’un projet commun, enfin au service exclusif des Lambersartois « ?

Dans quelques minutes nous aurons un nouveau maire. Avant même de le connaître ou de la connaître(bien que chacun ait sa petite idée) je lui demande comme preuve d’une liberté d’action vis à vis de son prédécesseur, de s’engager sur 4 points qui ne coûteront rien sauf la volonté d’unir :

-Pour manifester un nouveau départ, il serait opportun que la présidence de la commission des finances soit, comme à l’assemblée nationale, confiée à un membre de l’opposition. La démocratie ,c’est en effet le contrôle.Ne cachez rien.

-Pour que la responsabilité de la gestion du personnel soit partagée par tous les élus, un siège devrait aussi être attribué à l’opposition au comité technique : là où l’administration et les représentants du personnel échangent sur les conditions de travail.

-Pour que les projets immobiliers importants ne soient pas entachés de suspicion, il faudrait en débattre avec l’opposition et non pas se contenter d’informer quand les décisions sont prises.

-Enfin, pour que l’expression de la minorité ne soit pas réduite à la portion congrue et tronquée, accordez lui une place dans le magazine municipal qui lui permette d’être vue et d’exposer ses idées autrement que par des formules lapidaires.

Vous voyez, et je prends le public à témoin, il est possible pour le nouveau maire sans aucune dépense, de ne plus regarder le passé et de changer le système autocratique en inculquant un esprit d’ouverture . Saurez -vous , Madame ou Monsieur le maire, affirmer votre personnalité et saurez-vous insuffler un esprit civique nouveau au sein du conseil municipal ?…

Dans quelques minutes je vais me présenter à l’élection avec l’état d’esprit que je vous ai présenté. Arithmétiquement je ne peux pas être élu mais qu’importe , peut-être que certains collègues de la majorité réfléchiront à mon appel à l’ouverture . Les Lambersartois y gagneraient.

En tout état de cause, vive Lambersart et les Lambersartois.