Informations aux Lambersartois

Création d’un SAS d’insertion

 

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Suite à notre intervention au Conseil Municipal concernant l’implantation d’un terrain permettant l’installation des familles Roms pour lequel la majorité avait refusé de nous en dévoiler l’emplacement, nous venons de prendre connaissance du courrier suivant que nous vous communiquons .

Lettre aux Habitants SAS Room 1Lettre aux habitants SAS Room 2 Réunion ce jeudi à 19h salle du Conseil Municipal en Mairie.

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Le terrain qu’a choisi la majorité se situe rue Auguste Bonte.

P1080046Les Lambersartois concernés par le projet sont attendus en mairie. Nous y serons .

NEWS N° 10

Chèr(e) ami(e),

Nous sommes heureux de partager avec vous réflexions et coups de cœur de ces jolis mois de juin, juillet, août.  Les vôtres sont attendus.

 Soyons vigilants

Equipe de France football

 Notre belle équipe de football participe à la coupe du monde qui se passe en Russie…Nous leur souhaitons de rentrer avec ce beau trophée comme en 1998…..

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Mais attention, ne devrions-nous pas craindre pendant ce temps que des réformes soient votées… Par exemple la suppression de la pension de réversion…..

Alors quel impact pour les Lambersartois ?  

  1. L.

2015-04-30 Fête écoles du Pacot (3) 

À ne pas rater

Comme chaque année, le quartier du Pacot Vandracq va accueillir les associations qui souhaitent participer à cette belle journée qui s’appelle #ASSO’S EN FÊTE… jeux, animations, spectacles, gratuits pour tous…  Même le soleil est invité…

Le samedi 7 juillet à partir de 14H au Parc Borloo.   

S.L.

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Le New lawn tennis-club labellisé “Roland-Garros”

 La Fédération de tennis a honoré par ce label le New lawn tennis- club de Lambersart.  En France, la terre battue ne représente plus que 16%  des courts.  Ce club lambersartois  perpétue cette tradition et participe à la sauvegarde de ce patrimoine. Il méritait donc cette distinction.

M.F.D.

livre-rouge-7931602  Voyage au cœur des langues et des cultures

   L’association Avenir et Loisirs a réalisé avec huit femmes des quartiers Louis Braille et Canteleu un livre intitulé BLEDI. Des souvenirs d’enfance, des bribes de vies, des  cultures et des langues différentes s’assemblent et font valser les

a priori.

Pour aller à la rencontre de ce beau projet autour des mots, vous pouvez consulter ou acheter ce livre à la Bibliothèque pour Tous, au pôle animation.

M.F.D.

 

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  L’alcool, l’image et les jeunes

Ils sont huit, entre 15 et 25 ans  qui ont participé à un festival cinématographique  belge réservé aux jeunes. Un festival qui ne se veut pas que festif mais qui exige que les courts métrages présentés soient porteurs d’un message.

La palme d’or, qui s’appelle ici « le clap d’or » a été remporté cette année par huit  jeunes de Lambersart, adhérents du centre social Lino Ventura pour leur film « Elle est où Yami ? ». Ce film raconte la soirée dramatique de jeunes alcoolisés et en tire la leçon  qui convient.

Bravo les jeunes, félicitations à Nordine et Rebecca leurs animateurs.         Continuez !

Y.C.

Bel été à tous et à bientôt en septembre,

Lambersart le cœur en plus

Conseil Municipal du 14 juin 2018

Les interventions des Conseillers de « Lambersart le Cœur en Plus »

 

Intervention Bernard COFFYN Délibération n° 3

Approbation du PV du Conseil Municipal du 12/04/2018

Madame le Maire,

Tout comme pour l’approbation du Procès-verbal du Conseil municipal du 15 février 2018 qui avait engendré un débat lors du Conseil du 12 avril 2018, nous avons le regret de vous informer que nous n’approuverons pas pour la énième fois ce procès-verbal en l’état.

En effet, en réponse à la question très précise du Groupe « Lambersart le Cœur en Plus » concernant les terrains SION et PELICIER suivante :

« nous aimerions savoir, Mme le Maire, si oui ou non un permis de construire a été déposé par les propriétaires de ces terrains et si oui ou non un sursis à statuer a été prononcé concernant cet éventuel permis de construire » ?

Question qui vous avait été posée et question reformulée juste avant l’intervention de M. BRIFFAUT. Celui-ci répondait en complément de votre réponse :

« Oui pour compléter, effectivement il n’y a pas de permis de déposé et donc pas de sursis à statuer d’une part et d’autre part en ce qui concerne les accès….. ».

Monsieur DAUBRESSE toujours en réponse à cette question et suite aux propos tenus en commission de ville aménageuse, propos dans lesquels il parlait aux commissaires de la délivrance d’un sursis à statuer au sujet des terrains SION et PELICIER faisait une démonstration concernant la possibilité pour la ville d’utiliser un sursis à statuer dans la phase d’élaboration du nouveau PLU contre n’importe quel permis de construire privé ou public, démonstration reprise dans ce Procès-Verbal puis il confirmait ses propos par la phrase suivante :

« il n’était pas possible et il n’est toujours pas possible pour n’importe quel pétitionnaire de déposer un permis de construire dense puisque si, tel avait été le cas, même s’il était conforme au zonage dans l’attente du nouveau PLU et bien nous aurions, au conditionnel, délivré un sursis à statuer. L’outil existe, on n’a pas eu à le délivrer puisqu’il n’y pas eu de permis de construire de déposé. Ce qui explique sans doute que M. BRIFFAUT n’ait pas jugé utile dans parler en commission puisque pour parler en commission d’un projet encore faut-il qu’il en ait un »

Enfin M. BRIFFAUT contredisait M. DAUBRESSE en ces termes : « Si si, en commission quand j’ai développé, mais tu avais dû t’absenter quelques instants, quand j’ai développé les OAP j’ai bien spécifié les conditions de la ville un accès par la zone d’activités ou par l’allée SAKAROV. »

Force est de constater chers collègues que ces réponses directes de M. BRIFFAUT et de M. DAUBRESSE à la question posée n’ont pas été retranscrites dans ce Procès-Verbal.

Ces omissions ne nous rassurent pas quant au fond de la réponse des trois intervenants à la question posée par notre groupe, Mme le Maire, M. BRIFFAUT et M. DAUBRESSE .

Ces trois personnes au sommet de l’exécutif municipal nous auraient-ils mentis une fois de plus ?

Y-aurait-il eu un permis de construire déposé sur les terrains SION et PELICIER ?

La mairie, gouvernée par M. DAUBRESSE, à l’époque aurait-elle opposé un sursis à statuer à ce permis de construire ?

C’est, selon nous, la seule explication possible au fait que ces propos ne soient pas repris dans le procès-verbal proposé aujourd’hui aux votes du Conseil.

Nous n’avons pas encore comptabilisé le nombre de procès-verbaux pour lesquels nous avons émis des réserves et que nous n’avons pas approuvés. A chaque débat des propos tenus en Conseil ne sont pas retranscrits sous prétexte de synthèse.

Et même, parfois, quand il s’agit de propos tenus par l’opposition. Il suffit tout simplement que ces propos dérangent.

Exemple : lors de l’intervention au sujet de la taxe d’habitation alors que nous qualifions la baisse du taux de l’abattement général de 10% voulu par M. DAUBRESSE comme un choix peu citoyen en précisant notre propos par la phrase suivante : « on va faire payer aux autres ce que nous n’avons pas voulu payer nous-mêmes ». Cette dernière phrase probablement trop dérangeante aux yeux des décideurs n’est pas reprise, tout simplement.

Tout, comme lors du dernier Conseil Municipal, Madame le Maire va nous rappeler que le Procès-verbal du Conseil Municipal, document administratif officiel, peut revêtir la forme et le fond qu’elle souhaite bien vouloir lui donner, en termes plus simples, elle fait ce qu’elle veut !….

Alors, face à ce déni de démocratie, à ce manque de respect des intervenants, à ce manque de fidélité dans la transcription des propos tenus sous le couvert de la synthèse, je souhaiterais rajouter à cette mauvaise façon de procéder, installée depuis le tout début du mandat (7 mai 2014), une autre façon de faire qui a vu le jour cette fois-ci. Façon qui, au demeurant, jette un total discrédit qu’en à la fidélité des propos transcrits dans ces Procès-Verbaux.

En effet, qu’elle ne fut pas ma surprise quant à la lecture de ce PV, relative à mon intervention au sujet de la taxe d’habitation, j’ai constaté que j’avais  prononcé les propos suivants :

« Je rappelle qu’en septembre 2017, Monsieur DAUBRESSE avait justifié à cette assemblée, ce changement de taux de l’abattement général, pour qu’une large majorité des Lambersartois ne soient pas les « dindons de la taxe » ! Farce que nous avions en transformée en Taxe et les victimes de la réforme de la taxe d’habitation de Monsieur MACRON« 

Or, je le dis et j’en ai la preuve à travers l’enregistrement du Conseil Municipal, que jamais au cours de ce Conseil, je n’ai prononcé cette dernière phrase :

« et les victimes de la réforme de la taxe d’habitation de Monsieur MACRON« .

Propos qui, manifestement ont été rajoutés dans ce procès-Verbal. Et oui, chers collègues, dans ce Procès-Verbal, après à maintes reprises n’avoir pas retranscrits les propos qui dérangent, nous voilà passé à l’étape suivante.

A présent, la mairie de Lambersart se trouve même en capacité de vous rajouter officiellement des propos que vous n’avez jamais tenus.

Ça c’est vraiment fort n’est-ce pas ?

J’ajouterai même que c’est fort ridicule !

C’est grave chers collègues !

Comment voulez-vous que l’opposition considère la majorité comme des gens sérieux, des vrais démocrates, des personnes dignes de confiance ?

Comment voulez-vous que l’opposition approuve de tels procès-verbaux ?

C’est pour ses multiples raisons que nous vous laissons sereinement l’entière responsabilité de l’approbation de ce Procès-Verbal.

Enfin et pour en terminer, j’exige, Madame le Maire, que l’ensemble des propos que je viens de tenir dans cette assemblée au sujet de l’approbation du Procès-Verbal du Conseil municipal du 12 avril 2018, figurent stricto-sensu dans le Procès-Verbal à venir qui rendra compte officiellement des propos tenus au cours du Conseil Municipal du 14 juin 2018 et je précise sans y rajouter quoi que ce soit.

Merci.

Intervention Marie-Françoise DELESALLE Délibération n° 4

Décisions L2122-22 et L2122-23

Madame le Maire,

Cartouche n° 46

A qui était destinée cette formation ?

Merci.

 

Intervention Corinne FERRIER Délibération n° 12

Dissolution de « Lambersart Animation »

Madame le Maire,

Comme vu précédemment, l’association « Lambersart Animation » va être dissoute et les activités reprises par la ville et le CCAS.

A ce sujet, nous avons quelques interrogations :

Pouvez-vous nous indiquer le nombre d’animateurs/accompagnateurs repris par la commune sur l’effectif que comptait l’association en ce qui concernent les contrats-ville ?

Les salariés sont-ils satisfaits de leurs conditions de reprises, ont-ils gardés leurs droits et garanties ?

S’agirait-il de la création d’un nouveau service au sein du Pôle enfance-jeunesse en septembre prochain ?

Enfin lors du conseil municipal du 12 Avril, je vous avais demandé la possibilité d’une participation de notre groupe au CTP, vous aviez souhaité ne pas répondre immédiatement, pouvez-vous y répondre aujourd’hui ?

Merci pour votre réponse.

Une nouvelle fois Madame le Maire a refusé de donner une place à un élu de « Lambersart le Cœur en Plus » au sein du CTP.

Intervention Marie-Françoise DELESALLE Délibération n°15

Prorogation garantie à première demande.

Madame le Maire,

Cette délibération ne sera pas approuvée par notre groupe.

Une politique immobilière à la cohérence plus lisible et perceptible n’aurait pas entraîné une telle délibération.

En effet, tout au long de ce mandat, nous n’avons cessé de dénoncer le manque de vision ou les choix incohérents de votre prédécesseur : Les Muchaux, les prix en défaveur de la commune aux Serres CASIER, la vente d’une parcelle du stade Guy LEFORT sans souci des besoins sportifs ou de pratiques de santé futurs, votre mutisme quant au devenir du terrain VNF.)

Dénonciations que vous avez sans cesse décriées, refusant d’entendre par ce biais une partie des Lambersartois. Habitants que vous n’écoutez pas et qui n’ont donc comme seul moyen d’expression que les pétitions ou les recours. Pour exemples : pétition pour le Castel Saint- Gérard, pétition pour Les Muchaux, pétition pour les arbres et l’aménagement rue du Bourg, enfin recours pour la parcelle au cœur de cette délibération.

Si une réelle prise de décision se faisait par une concertation attentive, participative, consultative et non uniquement par des réunions informatives où les habitants sont adroitement confinés par quartier, alors que les projets concernent l’ensemble des Lambersartois, vous n’auriez sans doute pas eu à mettre à l’ordre du jour cette délibération car aucun recours n’aurait alors existé.

Pourtant, pour certains projets, vous avez, sous la pression peut-être, mené à bien une réelle concertation des habitants et des associations. C’est le cas avec l’association « Ajonc » et les riverains de Canteleu autour du projet « IZIDOM« , résidence pour jeunes actifs, rue des martyrs de la Résistance.

Je cède la parole à mon voisin qui souhaite intervenir au nom de notre groupe sur ce même sujet.

Intervention Bernard COFFYN Délibération n°15

Prorogation garantie à première demande.

Madame le Maire,

Après les propos tenus par ma collègue au nom de notre groupe, je souhaiterais faire un retour en arrière au sujet de cette garantie à première demande.

En effet, lors du Conseil municipal du……M. DAUBRESSE avait tenté de me ridiculiser en prétendant que je ne comprenais rien mais rien à la finance.

Dans la tribune municipale du Lambersart Infos n° 3 en novembre 2016, vous écriviez : « une nouvelle bourde financière de l’opposition (la 3ème de puis le début de l’année) avec la mauvaise foi en plus !« 

Vous faisiez probablement référence à votre tribune d’octobre 2016, dans laquelle vous tentiez de mettre à mal le calcul du coût du journal municipal « Le Lambersart Infos » distribué chaque semaine à 14.000 exemplaires et évalué à un peu plus de 200.000€/an par l’opposition. Ce-ci en omettant volontairement dans votre calcul de prendre en compte le coût de la conception noyé dans la masse salariale de la ville alors que vous aviez mis en place, dès décembre 2012, la cellule de communication composée de 5 personnes y travaillant à plein temps.

Vous terminiez d’ailleurs votre tribune dans le « Lambersart Infos » en ces termes : « heureusement que d’aussi piètres gestionnaires n’ont pas gagné les municipales où en serions-nous aujourd’hui ».

C’est comme si la Voix du nord se contentait de financer l’impression et la distribution de son journal sans payer les journalistes qui écrivent ses articles.

Alors en ce qui concerne « la mauvaise foi » vous êtes vraiment très mal placé pour donner des leçons.

Madame Le maire a alors fait couper le micro de Bernard COFFYN et a mis fin aux débats. Même en Conseil Municipal tout comme dans les quartiers la démocratie n’est pas respectée et les pétitions ou les réclamations fusent.

Les propos ci-dessous n’ont pas été totalement dits suite à ‘interdiction prononcée par Madame le Maire.

Mais revenons à la fameuse garantie à la 1ère demande et à la fameuse 3ème bourde financière décrite par M. DAUBRESSE.

La délibération votée au Conseil municipal le 3 octobre 2016, la garantie à 1ère demande était évaluée à 1.875.585€ composée de 1.800.000€ prix de vente du terrain, 20.585€ frais inhérents à la vente et 55.000€ de frais financiers à payer à la poste pour les 18 mois qui couvraient cette garantie auxquels il fallait rajouter les 1.875,58€ de frais de dossier, les frais immédiats de caution de 13.129,09€/an payables par trimestre pour un montant de 3.282,27€.

La délibération que vous nous présentez ce soir pour proroger cette garantie pour un durée d’un an est d’aujourd’hui 1 948 213, 23€, soit une différence de 72.628,20€ en plus.

Nous aurons donc à payer en plus les nouveaux frais de dossier soit 1.948,21€, frais auxquels il faudra rajouter la commission de caution de 0,70 l’an soit 13.637,49€/an payable par trimestre.

Dans cette affaire, le sage mais piètre gestionnaire que je suis, vous avez conseillé d’attendre la purge des recours avant de vendre ces terrains à la société ATREO.

En effet cette vente, pour laquelle notre groupe a voté contre, nous a déjà coûté la bagatelle de 19.723,62€ de frais de caution, de 55.000€ de frais financiers et de 1.875,58€ de frais de dossier soit un total à ce jour de 76.599,20€ et cela ne va probablement pas s’arranger dans l’immédiat.

De plus, nous pouvons constater dans cette délibération que si la vente définitive finit effectivement par se conclure, ce qui n’est toujours pas évident aujourd’hui, les frais inhérents à la vente seront augmentés de 6.828,23€. Frais auxquels, il faudra également rajouter d’une part les frais immédiats de caution au proratas temporis de cette prorogation soit un maximum de 13.637,49€, les frais de dossier 1.948,21€ à payer immédiatement et les frais financiers qui passeront de 55.000€ initialement à 120.000€ sur les 3 ans de garantie.

Les 55.000€ étant déjà acquis par ATREO à la fin de la période de 18 mois de garantie.

Tous ces frais Madame le Maire pour renforcer les finances de la ville comme dirait l’avocat de la société ATREO lors de son plaidoyer aujourd’hui au tribunal administratif.

C’est ce que l’on appelle de la bonne gestion !

Enfin nous espérons qu’en cas d’issue juridique négative vous avez réellement provisionné la somme encaissée en 2016 de 1.800.000€ et que vous n’aurez pas recours à l’emprunt.

Alors vous comprendrez bien que notre groupe « Lambersart le Cœur en Plus » d’une part soucieux des deniers des Lambersartois et d’autre part, contre ce projet immobilier votera contre cette délibération.

Intervention Frédéric DEHAEZE Délibération n° 16

Création d’un SAS insertion au bénéfice de membres de la communauté ROM

Madame Le Maire,

C’est avec consternation que nous avons pris connaissance de cette délibération. Nous atteignons ce soir, les limites de l’acceptable pour la population Lambersartoise.

Comme toujours, dans chaque sujet, il y a le fond et la forme.

Sur le fond, avant tout autre chose, et pour contrer les procès en sorcellerie que vous ne manquerez pas de nous faire, nous tenons à affirmer nos valeurs humanistes.

Et si la question que vous nous posiez ce soir, était de savoir si oui ou non, la ville de Lambersart devait se lancer dans un dispositif d’aide aux personnes en difficulté sur son territoire, notre réponse serait bien évidemment OUI.

Les Lambersartois ont toujours montré grand cœur et investissement dans des causes liées à l’entraide.

La richesse de nos associations n’est-elle pas là pour en témoigner ?

Chacun d’entre nous ici présent, et à son niveau, contribue au bien-être de ses semblables et s’investit pour le bien vivre ensemble de ses concitoyens. Votre délibération semble aller dans ce sens et poursuivre les mêmes objectifs. Donc sur le principe d’aider dans la mesure de nos moyens, les personnes en difficulté, la réponse est OUI.

Pour autant devons-nous tolérer la forme, les conséquences et les incertitudes que votre délibération engendre ?

La réponse est NON.

Doit-on avant tout rappeler que la situation dans la métropole Lilloise à l’égard de la surpopulation Roms est la conséquence directe du moratoire décidé par Martine AUBRY en 2010 et qui a eu pour conséquence un afflux sans précédent de familles Roms sur la métropole Lilloise ?

Vous n’êtes donc pas directement responsable de cette situation.

Pour autant, est ce à Lambersart de supporter les conséquences d’une situation qui perdure à cause de la faiblesse de l’Europe et de l’État ?

Avec cette proposition, vous répondez à la place des Lambersartois, et votre réponse en leur nom est OUI, et vous lancez, sans aucune concertation, cette délibération en forme de chèque en blanc. Trop de questions se posent, et nous n’avons aucune réponse sérieuse.

Ce n’est pas acceptable.

Une partie de votre majorité semble s’être habituée à cette pratique, qui consiste à disposer de la ville comme bon lui semble, en méprisant ses habitants.

Il n’est pas acceptable que les projets non prévus au programme se multiplient. Les habitants découvrent, parfois avec une certaine violence, le fruit de décisions que vous partagez à quelques jours de leur exécution, telle que la coupe des arbres de la rue du bourg, et ici l’arrivée prochaine d’un SAS…

Il n’est pas acceptable que les habitants et les élus que nous sommes, qui représentons comme vous les Lambersartois, découvrent cette décision dans la presse. Cette façon de procéder relève d’un mépris total des rouages démocratiques et atteint directement notre conscience citoyenne.

Il n’est pas acceptable d’engager la ville dans un procédé irrémédiable alors que rien n’est cadré dans la délibération. Que des grands principes, mais aucun chiffre et surtout aucun lieu.

L’État s’engage à accompagner… La MEL s’engage à contribuer… Ce sont de belles intentions, mais à quelle hauteur ?

Et quelle sera la note finale pour les Lambersartois ?

Nous voulons des chiffres, des prospectives, et décider en toute connaissance de cause. Sans oublier qu’il n’existe aucune garantie pour la ville. La délibération indique que le terrain sera mis à disposition pour un an maximum. Alors évidemment, nous formons tous le vœu que cette initiative soit une parfaite réussite, et que les familles concernées aient une véritable volonté de s’intégrer, et qu’elles y parviennent.

Mais si ce n’était pas le cas ?

Vous dites-vous même que le Préfet et la MEL refusent de faire appliquer la loi aujourd’hui en refusant d’expulser les familles du terrain qu’elles occupent dans la plus parfaite illégalité.

Quelles garanties pouvez-vous nous fournir qu’elle la fera appliquer demain ?

Et dans ce cas, n’est-ce pas la ville, avec son terrain immobilisé qui ne pourra faire son aménagement, et les riverains du site concerné qui en seront les victimes ?

Quand la convention tripartite s’éteindra, à qui reviendra le coût du maintien de l’accompagnement nécessaire, si la situation n’est pas aussi belle que celle que vous promettez ?

Votre façon de procéder va immanquablement provoquer de l’incompréhension et de la colère chez les Lambersartois. En tant qu’élus de l’opposition, il est de notre devoir de tirer la sonnette d’alarme. Ces deux sentiments alimenteront ce que les sociologues appellent « le sentiment de concurrence victimaire » qui alimente immanquablement la montée des extrêmes. C’est une grave responsabilité. C’est inacceptable.

Notre demande aujourd’hui est de retirer cette délibération de l’ordre du jour, pas forcément de l’abandonner.

Et de procéder à l’adoption de la méthodologie citoyenne suivante :

Annoncer les sites susceptibles de faire l’objet de cette occupation, et puisque les familles Roms ont la volonté de s’intégrer, organiser un échange avec les habitants, à l’instar de ce qui a été réalisé à Haubourdin.

Garantir la volonté d’intégration des familles en s’assurant par exemple que l’ensemble des enfants seront bien scolarisés. En France, l’école est gratuite, laïc et obligatoire. Ce serait de leur part un signe fort de volonté d’intégration.

Prendre les mesures qui s’imposent en termes de communication et de prévention afin de garantir une vie harmonieuse entre les familles concernées et les riverains. Les riverains Lambersartois doivent être impliqués, et ne pas subir ces décisions sans aucune concertation.

Alors, et seulement alors, nous serons heureux de pouvoir voter avec vous une délibération humaine qui va dans le sens de l’amélioration de la vie de tous et l’entraide envers notre prochain. Car oui, sur le fond, nous sommes solidaires de l’aide que nous nous devons d’apporter à des personnes en détresse.

Mais sur la forme, nous n’acceptons pas que celle- ci se fasse dans le mépris total de la démocratie, et avec des risques non maîtrisés pour les Lambersartois.

Si vous refusez de retirer cette délibération, nous invitons nos collègues de la majorité à bien prendre conscience de ce qu’ils votent collectivement, car les Lambersartois ne manqueront pas de leur demander des comptes, y compris individuellement.

Alors nous vous demandons de retirer cette délibération, et de travailler ensemble et avec les Lambersartois pour que ce projet soit le projet de tous. Si vous la maintenez, nous serons contraints de voter contre car, vous l’avez compris, elle nous parait inacceptable en l’état.