Intervention d’Yvon Cousin sur la charte de développement commercial Conseil Municipal du 23 Février 2016

Intervention d’Yvon Cousin sur la charte de développement commercial Conseil Municipal du 23 Février 2016

 

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Nous approuvons bien sûr cette charte de développement commercial, laquelle a (je cite) pour vocation d’instaurer un « cadre de concertation et de dialogue entre partenaires agissant en faveur de l’économie présentielle ». Heureusement
on nous définit cette économie présentielle et j’en ai conclu qu’on entend par là tout simplement l’ensemble des activités commerciales et artisanales locales.
Nous approuvons donc tous les échanges,dialogues,animations,communications, signalisations et autres guides qui vont valoriser les acteurs économiques locaux.
Mais, n’oublions pas l’essentiel .
Nos commerçants sont faits pour vendre et les artisans pour fabriquer.
La commune…que leur achète-elle ? Que leur commande-t-elle ? Il est bon de les aider à échanger et à communiquer mais ne peut-on les aider par des commandes publiques importantes ou récurrentes ?
Il est agréable de noter que c’est un boulanger lambersartois qui livre le restaurant scolaire . Mais la commune achète-t-elle beaucoup à ses commerçants, à tous ses commerçants sans favoritisme et dans le respect évidemment des règles des marchés publiques ?
Voyez le désastre entre St-Calixte et la place Felix Clouët. Le boulanger a disparu, la pizzeria et la friterie ont disparu,la boucherie -charcuterie a rejoint d’autres cieux. Heureusement les pompes funèbres restent. Ce n’est pas mieux avenue Becquart et ce n’est guère mieux avenue de Dunkerque .Partout on ferme et on cède la place aux agences bancaires ou immobilières.
La ville n’est pas responsable de ce désastre bien entendu. Mais fait-elle ce qu’il faut faire ?
Voyez le Pacot . Vous souvenez vous du cri du boulanger dans la presse « Vous me laissez crever ! ». Il y avait là un libraire, un coiffeur,le boulanger, un café-PMU, une chevaline et même un marché. Que reste-t-il ?
Je ne vous rends pas responsable de tout ce cataclysme sur la ville , M. le Maire. Mais à combien d’artisans ou de commerçants ou de PME donnons nous du travail ? Pour quel montant ? Pourriez-vous faire ces évaluations et nous les communiquer ?
Même si l’intervention de la mairie ne pourra les sauver tous du désastre, notre premier réflexe ne doit il pas être de se demander avant toute commande publique et dans le respect des textes , s’il n’est pas possible de faire satisfaire cette commande par un commerçant, un artisan, une PME locale. Avez-vous donné des instructions en ce sens ?
Oui donc à la charte commerciale mais de grâce ne nous arrêtons pas à l’écume, au folklore ou au vernis.

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